les couleurs de la vie

------------------------------

15 janvier 2008

Comment Proust peut changer votre vie d'Alain de Botton

Comment décrire les livres d'Alain de Botton? J'ai commencé par les les Consolations de la Philosophie et j'ai été conquise tout de suite.

Dans chacun de ses ouvrages, il nous fait réfléchir sur la vie. Ils nous redonne une énergie, une joie de vivre. De la philosophie oui ! mais dans des phrases simples.

J'avoue que lorsque mon moral n'est pas au beau fixe, il m'apporte un petit rayon de soleil et il m'entraine vers des réflexions vitales.

Dans cet ouvrage, il tente de nous démontrer que Proust a beaucoup à nous apprendre sur la vie dans sa manière d'écrire, dans sa manière de voir les choses. Il nous démontre que tout être humain à la même valeur qu'un autre. Et surtout que Proust ne prenait pas la littérature au sérieux.

proust

"La morale ? Que la vie peut être faite d'une substance plus étrange que la vie-cliché, que les chardonnerets devraient parfois agir différemment de leurs parents, et qu'il existe des raisons convaincantes d'appeler quelqu'un qu'on aime Plouplou, Missou our pauvre petit Loup"

Posté par ptitlapin à 22:28 - livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

Les vivants et les ombres de Diane Meur

C'est pour acquérir la place d'intendant que Jozef Zemka entre pour la première fois dans le domaine ancestral. Il est l'héritier d'une petite fabrique de bonbons mais cette propriété appartenait autrefois à sa famille. Son oncle ayant eu des revers de fortune, les propriétaires sont autrichiens, la Pologne n'existant plus car engloutie par l'Empire Austro-Hongrois.

Pour récupérer ce qu'il considère comme son bien, il va séduire la fille des propriétaires Clara. Enceinte, scandale et le mariage est vite exécuté. Jozef est de retour sur ses terres. il y fera construire une nouvelle fabrique de bonbons.

Carla est vite délusionnée par son mari. De plus, elle ne donne naissance qu'à des filles mais heureusement le frère de Jozef lui a un fils. Jean sera donc l'héritier. Et pour consolider le tout, Maria sa cousine l'épousera. Ainsi en décide Jozef.

Clara délaissée par son mari, trouve l'amour dans les bras du percepteur de ses filles. C'est elle qui décidera de leur séparation en lui soufflant l'idée d'aller voir le monde. Lorsqu'elle sera certaine que le jeune homme ne reviendra pas, elle se suicidera.

Le plus grand scandale auquel Jozef devra faire face est celui cause par Wioletta, la plus belle de ses filles. Enceinte, ne voulant pas avouer qui est le père, elle va accoucher d'un fils tout de suite placé chez des parents nourriciers en Russie. Elle revient au domaine et ne le quittera plus jamais par ordre de Jozef. Le père de l'enfant n'est autre que son beau-frère mais Wioletta gardera le secret, aucun aveu.

Et la vie continue, et les générations se succèdent...

meur

Roman qui se déroule de 1848 à 1914 et dont la conteuse est tout simplement la maison qui observe la vie de ses propriétaires. Elle plonge son âme dans celle de ses habitants. Demeure qui exprime ses colères, ses joies, ses tristesses et ses colères.

Cette belle demeure nous entraine dans la succession de plusieurs générations de polonais sous le joug autrichien.

Dès les premiers mots, j'ai été touchée. Les mots de Diane Meur sont emplis de poésie, de douceur, d'amour. Merveilleuse écrivain dont je compte dévorer ses autres livres.

Un livre attachant qu'on quitte à grand regret...

"J'aime la nuit, ses bruits et ses silences.J'aime ses odeursplus que celles du jour, qui ne font que suivre les hommes comme de braves toutous-les fumets de cuisine jappent aux basques des laquais qui montent l'escalier, l'eau de Cologne de Jozef frétille de la queue et renverse tout sur son passage, et quand une femme de chambre ouvre un bahut, lavande, poussière et renfermé sautent sur ses genoux, comme une porte de chiots réclamant leur gamelle"

Posté par ptitlapin à 18:34 - livres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2008

La voix d'Arnaldur Indridason

Un père Noêl assassiné dans un hôtel de luxe! L'inspecteur Erleindur Sveinsson est chargé de l'enquête et décide de s'approprier une chambre pour être sur place et interroger tout ceux qui ont cotoyé ce fameux père Noêl tout simplement portier de l'établissement.

Il apprend que cet homme fut une enfant prodige car il possèdait une voix admirable jusqu''à l'âge de 12 ans.

Mais pourquoi la victime avait-elle collé une affiche d'un film surnommé "petite princesse" dans ce si petit cagibi, son domaine ?

Beaucoup de questions se bousculent dans la tête de l'inspecteur et de plus il tombe oh juste un petit peu amoureux.

Mais que cache-t-il au plus profond de son coeur ?

voix

Ce dernier volet se déroule surtout dans un espace confiné : un hôtel. Il est différents des deux premiers mais je l'ai dévoré comme les autres.

On comprend enfin pourquoi Sveinsson cache un mal être aussi profond. Non je ne dévoilerai rien.

Ce que j'apprécie surtout c'est que dans chaque livre, l'auteur prend un thème bien particulier.

Dans la cité de Jarres, il exposait une maladie génétique; dans la femme en vert, il racontait avec tellement d'émotions la vie quotidienne des femmes battues. Dans celui-ci il évoque les enfants battus, la prostitution et la pédophilie.

Il ne vous reste plus qu'une chose à faire : Lire absolument cet auteur!

Posté par ptitlapin à 22:35 - livres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2008

Cul-de-sac de Douglas Kennedy

Nick, découvre une vieille carte d'Australie dans une librairie et décide illico de plaquer son boulot de journaliste et de se rendre dans le pays de ses rêves. Il aterrit à Darwin et dégoutté par la vie qu'il y découvre décide d'acheter un vieux combi pour parcourir le pays de son coeur.

Il commence bien en écrasant un kangourou sur la route durant la nuit. Beau début d'aventure!

Lorsque son chemin croise celui de la jeune Angie, il ferait mieux de faire demi-tour tout de suite!

kennedy

L'Australie est un de mes rêves de voyage lointain mais vue par Douglas Kennedy sûrement pas.

Autant je suis sensible à ses romans, autant dans le genre policier c'est bof et rebof. Il écrit dans un autre style car roman policier mais non vraiment là je n'ai pas accroché.

Mais je le garde précieusement car c'est Béatrix qui me l'avait offert

Posté par ptitlapin à 23:45 - livres - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2008

La femme en vert d'Arnaldur Indridason

Un bébé qui machouille un os humain découvert par son grand frère dans le chantier proche de leur maison. Et c'est une main qui se dresse hors de la terre quand on commence les fouilles.

L'inspecteur Erlendur est appelé dare, dare pour essayer de découvrir ce qui se cache derrière ce squelette enterré depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Son attention est tout de suite attirée par les ruines d'une maison et des groseilliers. Qui a donc eu l'idée de planter ces arbres à cet endroit ?

En plus de ce crime, il doit secourir sa fille qui l'appelle à l'aide. Pauvre inspecteur!

vert

La"cité des jarres" m'avait enthousiasmée et avec ce deuxième livre, toujours autant de plaisir.

Si vous aimez les romans policiers, je vous conseille de découvrir cet auteur islandais. Que du bonheur thrillérique.

Posté par ptitlapin à 12:07 - livres - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2007

L'Etoile des mers de Joseph O'Connor

1847. La famine sévit en Irlande aux mains des Anglais. Les paysans n'ont plus que le choix, soit de mourir ou d'embarquer sur un des nombreux bâteaux qui partent vers les USA.

L'un de ces navires porte le beau nom d'Etoile des mers. A l'entrepont, s'entassent des centaines d'êtres qui vivent dans une promiscuité terrible et sur le pont quelques riches. Ils sont séparés par une grille.

Un homme intrigue beaucoup, on le nomme le fantôme car il ne sort que la nuit, trainant son pied bot derrière lui. En fait ce dernier est un infâme personnage qui a été charge de tué Lord Incourt ancien maître de son domaine dans le Connemara...

mers

Dernier livre terminé en cette fin d'année et que d'émotions ressenties. Imaginez un écrivain de notre temps qui nous raconte l'histoire terrible de ces milliers d'Irlandais fuyant la famine. Vous avez l'impression de plonger dans un roman du 19ième siècle, écrit par un auteur du 19ième siècle.

En 1847, la famine qui a sévit en Irlande a été terrible. L'auteur par ses mots, ses personnages m'a plongée dans une tristesse lors de cette lecture. Deux millions d'Irlandais sont morts durant cette terrible épreuve. Ils étaient pressurés par les Anglais qui leur louaient la terre et pour encore aggraver leur malheur s'est rajouté une maladie de la pomme-de-terre, seule nourriture des pauvres. Les Anglais n'ont rien fait pour les aider, à part créer des mouroirs d'indigents.

Chaque chapître se termine par une gravure de l'époque ainsi que des fragments de lettre ou écrits durant ces années.

Que dire de ce roman, qu'il est tout simplement magnifique...

"Il considérait simplement la lecture comme une activité bonnement inutile, un peu comme le quadrille, le tir à l'arc ou le jeu de croquet, un passe-temps ridiculebon pour les enfants de la haute société. Sa femme n'était pas d'accord et ne tint pas compte de l'avis de son mari.Lorsque ses fils eurent l'âge de marcher et de parler, elle entreprit de leur apprendre à lire"

"Ne rien dire revenait à affirmer haut et fort une seule chose : que la Famine n'avait pas eu lieu, que de toute façon ces gens ne comptaient pas. Ils n'étaient pas riches, pas cultivés.Ils n'étaient pas capables d'entretenir une conversation élégante, beaucoup d'entre eux ne parlaient même pas du tout.Ils étaient morts très tranquillement.Ils étaient morts obscurément"

Posté par ptitlapin à 12:06 - livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 décembre 2007

Début de printemps de Pénélope Fitzgerald

Frank Reid possède une imprimerie à Moscou. Il a rencontré Nellie en Allemagne lorsque son père vivait encore. Voyage au cours duquel Frank devait étudier son futur métier d'imprimeur pour prendre la suite de l'entreprise familiale.

Nellie et frank sont repartis à Moscou et sont devenus parents de trois enfants.

Mais un beau jour de mars 1913, Nellie s'en va avec les enfants. Elle n'a laissé qu'une lettre.

Frank,peu de temps après,  reçoit un appel téléphonique, il doit venir chercher ses enfants à la gare car sa femme les y a abandonnés. Et la vie de se réorganiser.

Selwyn, le comptable poète, va le pousser à prendre une jeune fille pour qu'il y ait une figure féminine dans la maison : la douce Lisa.

Et la vie continue par delà l'hiver jusqu'au prochain printemps.

printemps

Une petite promenade dans les rues de Moscou à la suite de Frank nous apporte beaucoup de douceur.

Un thème qui pourrait être source de douleur mais pas une ligne, un mot n'apporte de tristesse. La vie coule paisiblement le matin, malgré le départ d'une maman. Aucune larme n'effleure la joue des enfants.

Un livre qui ressemble à la vie dans toute sa simplicité.

"Très tôt le matin, ils partirent pour Chirokoïa. Les enfants lui dirent affectueusement au revoir, mais l'air plutôt distrait,comme compatissant à l'égard de ceux qui restaient. Ils avaient la fièvre du mois de mars; ils quittaient la maison aux fenêtres encore scellées-pour entrer dans ce début de printemps frais et humide"

Posté par ptitlapin à 05:01 - livres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2007

L'égorgeur de Westminster Bridge

Trois députés sont égorgés sur le pont de Westminster. Est-ce l'acte d'anarchistes? d'une femme voulant se venger ou l'oeuvre d'un fou ?

Thomas Pitt l'inspecteur se pose beaucoup de questions ? Et sa femme Charlotte est prête à l'aider comme d'habitude.

west

Après avoir lu "la détective de Noël, j'avais envie de découvrir d'autres livres d'Anne Perry et après ce dernier, je suis devenue une inconditionnelle.

Jusqu'au bout le mystère est resté entier. L'époque victorienne et le début des mouvements féministes tout pour m'enchanter. Je n'imaginais pas à quel point les femmes étaient dépendantes de leur mari dans la bonne société anglaise de l'époque.

Un coup de coeur pour cette auteur de romans policiers.

Posté par ptitlapin à 21:36 - livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2007

Le détective de Noêl d'Anne Perry

Mariah Ellisson pressent qu'elle va passer un Noêl exécrable surtout en compagnie de son ex belle-fille. Celle-ci réside au bord de la Manche, le temps est gris, venteux et tout est ennuyeux.

Et puis la venue de cette femme Maude l'exaspère au plus haut point. Cette dernière a passé quarante ans loin de l'Angleterre, dans des pays comme la Perse. Elle s'habille comme une femme non distinguée. Son visage est buriné par le soleil. Bref une femme de mauvaise vie selon Mariah.

Ce qui est étonnant c'est qu'après quarante ans passés loin de sa famille; Maude est obligée de s'exiler loin d'elle pour passer les fêtes de fin d'années.

La joie de vivre écrase l'esprit victorien de Mariah et elle se laisse toucher par l'émotion que la femme dégage.

Le lendemain, Maude est retrouvée morte dans sa chambre et Mariah qui songe à un meurtre décide d'aller elle-même annoncer la mauvaise nouvelle dans la famille de celle-ci.  Ainsi elle sera à la source pour comprendre pourquoi ce malheur est arrivé.

perry

Premier livre d'Anne Perry que je parcours et j'aime cette athmosphère vieille Angleterre.

Un livre à déguster bien au chaud, le sourire aux lèvres.

Posté par ptitlapin à 22:30 - livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2007

L'assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford de Ron Hansen

Jessie James nait en 1847. Son père parti pour découvrir l'or californien ne reviendra jamais. Sa mère se remarie avec un fermier qui meurt également. Et c'est avec un pasteur qu'elle se mariera en dernier lieu.

Son frère aîné Frank lors de la guerre de sécession s'engage à côté des sudistes. Il est arrêté mais leur mère, femme de poigne, arrive à obtenir sa libération. Dès lors, les nordistes vont saccagér la ferme de la famille et James est battu avec sauvagerie.

Dès lors, Jessie  veut s'engager mais il est trop jeune et par après c'est dans la troupe des confédérés, groupe sanguinaire, qu'il va faire ses premières armes.

Il est blessé lors d'une reddition envers les nordistes. C'est à ce moment qu'il rencontre sa cousine Zee qui le soigne et qui deviendra sa femme. James lui sera fidèle pendant sa courte vie.

Et c'est le début des attaques de banques, de postes qui commencent après la fin de la guerre. Il est toujours accompagné par son frère Frank alors qu'en fait ils ne s'entendent pas du tout.

Ces virées vont durer quinze années mais il eut mieux valu que la route de Jessie James ne croise jamais celle de Robert Redford

james

Que penser de Jessie James en refermant ce livre ? Il était très intelligent, attentif à ses enfants, aimant sa femme, poète à ses heures, croyant en Dieu et puis il y avait le meurtrier sans état d'âme. Il ne volait pas les pauvres ni les pasteurs disait-il mais il n'hésitait pas à égorger des guichetiers et les regarder mourir.

Entre les lignes défile toute une époque des USA avec l'essor du chemin de fer, la ruée vers l'or.

Ce qui est impensable à notre époque, c'est l'engouement que les gens avait pour cet homme. Ils sont venus par milliers voir sa dépouille. L'assassin de Jessie James a été conspué, maltraité. On l'a traité de lâche dans des pamphlets alors qu'il avait tout simplement débarassé le pays d'un assassin.

Comme le dit si bien John Irving sur la quatrième de couverture, ce livre est magnifique, pas un instant d'ennui. J'ai été envoutée dès les premières lignes. Non Jessie n'est pas mort, il survit dans la légende du far west.

Jesse_20_435

"Je vais te confier un secret fiston ; il y a toujours un grand méchant loup dans le lit de mère-grand et un ver dans le fruit. Il y a toujours un papa dans le costume du père-Noêl. Le monde n'est que tromperie"

Posté par ptitlapin à 22:12 - livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7  8   Page suivante »