08 mai 2008
Mange Prie Aime d'Elizabeht Gilbert
Elizabeth Gilbert a une vie comme tant d'autres en rêvent : un boulot qu'elle aime, un mari qu'elle aime également, une belle maison mais! Chaque soir, elle s'enferme dans la salle de bain pour y pleurer des heures. Elle se sent prisonnière d'une vie qu'elle ne désire plus comme telle. Un enfant! C'était dans les projets mais elle n'en veut plus.
Un soir, elle entend une voix du plus profond d'elle même et à partir de ce moment, tout va changer pour elle. Elle divorce mais cela ne se passe pas aussi bien qu'elle l'espérait. Malgré tout elle retrouve un nouvel amour mais cahin-caha, cet amour se passe assez mal. Elizabeth déprime et elle décide de disposer de sa vie comme elle l'entend.
Un voyage en Italie pour apprendre tout simplement l'italien par plaisir. Elle y rencontre des gens merveilleux jusqu'à son départ dans un Ashram en Inde. Peu à peu, elle va s'y reconstruire avec beaucoup de périodes de désespoir mais elle va apprendre à voir la vie autrement pour finalement se rendre à Bali où un vieux sorcier lui avait prédit qu'elle reviendrait.
Et c'est à Bali qu'elle va rencontrer le nouvel homme de sa vie...
Rassurez-vous je ne compte pas changer ma vie pour partir méditer dans un Ashram après cette lecture. Je ne vais pas me convertir à une quelconque religion orientale.
Ce qui m'a heurté à la lecture c'est que les émotions qui me submergent en ce moment, sont pareilles à celles qu'Elizabeth Gilbert a vécu. Ces émotions qui peuvent bousiller une belle journée ensoleillée.
Ce n'est pas le livre d'une mystique mais tout simplement d'une femme qui a appris à se reconstruire tout doucement et avec énormément de difficultés.
Pour ma part, ce fut un pur bonheur. Une porte à commencer à s'ouvrir ...
25 avril 2008
La Réserve de Russel Banks
Lorsqu'il le peintre Jordan Groves rencontre Vanessa, il est tout de suite attirée par elle mais prend d'abord ses distances car il est marié avec Alicia et père de deux garçons. Il a quelques aventures à son actif mais ne désire par s'attirer des ennuis lorsqu'il perçoit que la femme est dangereuse.
Vanessa est la fille adoptive d'un célèbre chirurgien New Yorkais qui a établi une résidence dans la Réserve en bordure d'un lac.
Elle est considérée comme une femme qui aime les hommes et déséquilibrée mentalement. Elle a déjà à son acquis un séjour dans un hopital psychiatrique.
Lorsque durant la soirée, elle part dans l'hydravion de Jordan, ses parents s'inquiètent et son père succombe à une crise cardiaque.
Dès lors plus rien ne pourra arrêter Vanessa...
Le roman se déroule entièrement autour et dans la Reserve. A travers les lignes on ressent le vent, le bruit des aiguilles de pin sous les pieds. On imagine cette beauté que l'auteur a voulu transmettre.
Le thème est celui d'une rencontre entre un homme et une femme qui va modifier leur vie mais en même temps modifier celle de tous ceux qui les entourent. Russel Banks est magistral dans sa description du caractère et de l'âme de ses personnages.
Les châpitres sont entrecoupés de récit en italique qui narre la suite de la vie de Jordan et Alicia après le drame qui s'est déroulé tout le long du roman.
Jusqu'au bout le lecteur se demande si réellement le père d'Alicia a abusé d'elle étant petite ou si c'est son imaginaire qui travaille. D'ailleurs Russel Banks nous laisse face à cette interrogation. Il ne nous apporte pas la réponse de manière précise. A nous de comprendre Alicia.
Un très beau roman qui d'après la critique n'est pas son meilleur mais qui donne envie de découvrir
un autre pan d'écriture de Russel Banks.
"Elle aimait la concentration soutenue de cet artiste, sa manière de se tenir devant chaque tableau et de littéralement le scruter pendant de longs moments comme s'il était vivant, s'il bougeait, changeait de forme et de couleur devant ses yeux. Et elle aimait sa faàon de s'abstenir de tout commentaire, d'éloges, de compliments ou de critiques; il se contentait de regarder toujours et encore sans rien dire, puis de passer au suivant"
"Lors de telles journées, que ce soit l'été ou l'hiver, tout ce qu'il voyait sous ce ciel bleu cobalt apparaissait dans une grande netteté de détail, comme gravé à l'eau forte, ce qui lui donnait le sentiment de pouvoir toucher et voir chaque feuille sur chaque arbre,chaque plaque de lichen sur chaque pierre et chaque rocher qui luisait dans le ruisseau"
18 avril 2008
La valse lente des tortues de Katherine Pancol
Joséphine riche de son succès vit à Paris comme le désirait Hortense sa fille ainée. A noter que cette dernière suit des cours dans une école de stylisme à Londres.
Joséphine est un peu perdue dans sa nouvelle vie: s'habituer à Paris, avoir des voisins un peu bizarres, Luca qui la fuit de plus en plus tandis que son amour pour son beau-frère Philippe augmente.
Pour corser le tout, sa soeur Iris se soigne dans une clinique pour une dépression. Et sa mère qu'elle ne voit plus depuis leur dispute.
Un soir qu'elle rentre, après un rendez-vous avec Luca où ce dernier n'est pas venu, elle a la mauvaise idée de traverser le parc et se fait agresser. Chance, dans la boîte contenant les souvenirs d'Antoine, son mari, dévoré par un crocodile, se nichait une basket qui va la sauver des coups de couteau.
Des cartes postales arrivent signées de la main d'Antoine. Serait-il vivant ?
Peu après une femme est découverte assassinée. Elle portait le même petit chapeau que Joséphine et enseignait le français à la plus jeune fille de Joséphine.
Avant d'ouvrir ce second volume, j'ai relu avec un énorme plaisir les yeux jaunes des crocodiles.
Le plaisir était au rendez-vous avec la suite de la vie de Joséphine et de tout ceux qui l'entourent.
Amour, mystère, amitié, humour, vengeance, réconciliation tout s'y mélange et nous entraine.
Je l'ai refermé en pensant que la vie de Joséphine allait enfin être semée de bonheur.
"le soir, en se couchant, Joséphine avait toujours l'impression d'étouffer. Elle n'arrivait plus à respirer. Elle était assise sur son lit. Elle cherchait l'air, elle suffoquait, elle était roulée par des vagues d'angoisse.J'ai besoin que quelque chose arrive dans ma vie. Je ne peux pas continuer comme cela.. J'ai besoin de lumière. J'ai besoin d'espoir"
08 avril 2008
La consolante d'Anna Gavalda
Charles 47 ans,
Architecte de talent,
Marié,
Adorant sa belle-fille Mathilde,
Ne sait plus où il en est dans sa vie,
Chez ses parents l'attend une lettre de son ex ami Alexis,
Brouillés depuis des annés ne se parlent plus, ne se voient plus,
mais Alexis a tenu à prévenir Charles que sa maman Anouk est décédée.
Et c'est le début d'une longue histoire qui ménera Charles vers Kate....
Merci Madame Gavalda, merci pour ce pur bonheur.
On parcourt la vie de mille façons : le rire, le désespoir, les questions, l'amour, l'amitié, la joie, la peur. A chaque page une émotion différente. Un livre qui donne de l'espoir, de la joie c'est si rare.
A lire absolument!!!!
Voir l'avis de Bellesahi et Cathulu
PS je suis nulle pour les rétroliens.
02 avril 2008
La première main de Rosetta Loy
Rosetta Loy a vu le jour pendant la période fasciste italienne. Née dans une riche famille, elle est le quatrième enfant de ce couple qui s'aime tant. Les deux parents sont un peu déçus car après un garçon et deux filles, ils espéraient un garçon à nouveau.
Elle va grandir de demeure en demeure, entourée de luxe et tout change petit à petit lorsque les allemands envahissent l'Italie jusqu'à leur défaite, moment où elle arrête le récit de sa vie arrivée à l'adolescence.
Récit autobiographique dans lequel Rosetta Loy entremêlent souvenirs d'enfance et souvenirs tapés en italique de sa vie d'adulte. Le tout est illustré de photos de l'auteur, de ses parents et des soeurs.
Pourquoi la première main ? Parce que Rosetta accorde une importance amoureuse aux mains des personnes qu'elle croise, les premières mains sont celles de son père auquel elle voue un amour tel qu'elle va jusqu'à jalouser sa maman lors de son enfance.
En lisant les moments qui content la guerre, on comprend à quel point cette période l'a marquée lorsqu'on se remémore ses romans. Madame Della Sate n'est pas un nom de famille inventé; Madame Della Sate était voisine lors de son enfance et juive de surcroit. Et Rosetta Loy en a fait un être de roman.
Un récit à lire doucement pour vous emporter vers un goût d'Italie.
"Les anges gardiens existent-ils? Il me plait de le croire aujourd'hui mais il m'a fallu un temps infini pour commencer à sentir leur présence quand ils nous accompagnent silencieusement avec leurs ailes tièdes, peut-être colorées. Parfois ils s'incarnent dans une vieille femme avec son cabas. D'autres fois un garçon qui passe rapidement à bicyclette. Mais ils peuvent aussi porter un pardessus et marcher d'un pas vis dans la rue. Ou cacher leurs ailes sous un uniforme bleu à veste croisée"
23 mars 2008
20 mars 2008
L'homme du lac d'Arnaldur Indridason
Un squelette est découvert au bord d'un lac. L'enquête est évidemment confiée à Erlendur spécialisé dans les disparitions.
Ce squelette est celui d'un homme assassiné, au bout duquel pend un émetteur avec des inscriptions russes.
Le meurtre s'est passé il y a plus de 30 ans et l'enquête mène vers un homme qui possédait une falcon.
Erlendur ne va plus lâcher prise jusqu'à ce qu'il comprenne.
Un lac qui se vide de son eau réserve parfois des suprises qui surgissent du passé
En toute objectivité, j'avoue que ce quatrième roman n'est pas le meilleur. L'intrigue est beaucoup moins palpitante.
Le thème du livre est un meurtre mais également l'évocation du communisme lors des années froides. Beaucoup de jeunes islandais partaient à Leipzig pour suivre des études et adhéraient aux idées socialistes. Une véritable époque de délation envers ceux qui osaient s'opposer au régime de l'est.
Bref, j'attends avec impatience le prochain en espérant dans la même veine que les précédents.
28 février 2008
Les 76 jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie (tome2) de Paul Belaiche-Daninos
Marie Antoinette étant fort malade, les conjurés qui veulent la délivrer espèrent son transfert à l'hôpital hospice. Ces conjurés ont pour nom la bande des perruquiers car ils étaient tous fournisseurs de perruques lors de la royauté. Ils ont pour la plupart perdu leur travail puisque les perruques ne sont plus de mise durant la République. Royalistes dans l'âge, obéissant aux ordres du Baron de Batz, ils mettent leur vie en danger pour sauver la Reine.
Cette évasion échouera car Fouquier Tainville ne transférera pas la Reine. Il se méfie car il sait que si elle s'évade Robespierre le fera monter sur l'échafaud.
Il prépare activement le procés de Marie Antoinette. Procès truqué d'avance comme on le sait : faux témoins, jurés à sa solde, etc. Les deux avocats commis d'office pour la défense de la Reine seront arrêtés à l'issue du procès. Le soldat qui a osé donner un verre d'eau que Marie-Antoinette réclamait sera également mis aux arrêts. La haine de Fouquier Tainville était implacable.
Marie-Antoinette ne sera pas conspuée durant le procès par la populace. Si le jury n'avait pas été acheté, il est probable qu'elle aurait été sauvée de la guillotine.
Lors de son transfert de la conciergerie jusqu'à l'échafaud, c'est avec silence que la foule parisienne la regardera partir vers son destin. Rares sont les quolibets qui fuseront.
C'est la tête entre les jambes que son corps sera transporté vers le cimetière où rien n'est prêt. Son corps sera laissé sur l'herbe car rien n'est prévu et puis c'est l'heure de déjeuner. Après on se décidera à la jeter dans la fosse commune.
25 ans après, son corps sera exhumé et elle trouvera enfin le repos dans la basilique Saint Denis.
"Rien n'y fera : malgré toutes leurs vilenies, leur cruauté, leurs tourments, leurs brimades, leur torture, Marie-Antoinette restera inaccessible. Elle sera toujours la Reine de France. Impuissants à la vaincre, ils verront leur rage décupler. Tout sera fait pour la salir, pour lui faire baisser la tête et la faire plier. Peine perdue, ils auront alors recours à la grande infamie. Ils vont souiller en elle ce que chaque femme porte de plus sacré, l'image immaculée de la mère, mais là encore ils échoueront. En revanche, les stigmates de son combat sont bien visibles : la foule est stupéfaite de la découvrir si maire, si pâle et surtout si vieille"
Portrait grifonné par Louis David qui fut un régicide comme quoi les artistes....
24 février 2008
La maison de l'été de Patrick Cauvin
Patrick Cauvin a découvert sa maison d'été, non pas en Provence ni en Bretagne mais en Anjou.
Il y vit tous les étés. Il y accueille ses amis, parcourt la région en vélo.
Dans les armoires, il entrepose tous les vêtements qu'il ne peut plus mettre à Paris.
Il y lit mais jamais il n'écrit une seule ligne dans sa demeure.
Le seul hic de sa maison, la cuisine est très petite par rapport au reste car Pierre Basse est tout simplement un manoir.
Je ne fais malheureusement pas partie des adeptes de l'écrivain Patrick Cauvin mais il m'a conquise avec ce livre au goût d'été.
Il décrit cette maison avec beaucoup d'humour et d'amour car oui Monsieur Cauvin aime son manoir.
Une belle suite à tous les livres qui ont été publiés dans cette collection.
"Une demeure n'est jamais indépendante de ses alentours. J'ai en même temp qu'une maison adopté une bonne partie de Val de Loire, ses villages blanc et gris nimbés par les brouillards qui montent des îles imprécises. Le fleuve s'allonge, paresse. Quelques gabarres à fond plat, attendent des capitaines qui ne viennent jamais. Je n'ai retrouvé jamais nulle part cette odeur d'eau dans le matin. Ce sont là des berges, des maisons tartines, le soleil beurre les façades aux couleurs de pain blanc"
"J'en éprouve comme un remords de laisser ces lieux aux mains des grandes solitudes : portes closes, volets fermés. L'ombre emplit Pierre Basse. Je la condamne au silence et à la nuit, c'est bien mal se conduire avec sa maison. Il faut pour qu'elle vive lui donner sa ration de chants, de brouhaha, de tumulte, de cavalcades...Les débuts de septembre sont durs, cela depuis vingt-cinq ans : le temps de l'abandon, donc des regrets.é
22 février 2008
Les 76 jours de Marie-Antoinette à la conciergerie (tome1) de Paul Belaiche-Daninos.
Après avoir été séparée de ses enfants, Marie Antoinette est enfermée à la conciergerie dans une cellule suintant l'humidité. Seul son petit chien Babs l'accompagne.
Durant la journée, elle doit subir le bruit de la cour de la prison où les prisonnières l'apostrophent, lavent leur linge. Elle entend les condamnations qui vont mener les femmes à la guillotine. Un bruit continuel qui ne cesse qu'à 20 heures lors de la fermeture des cellules.
Marie Antoinette est malade. Pour Robespierre et sa clique; elle n'est qu'un objet afin de faire plier son neveu l'Empereur d'Autriche car les révolutionnaires ne cessent de perdre des combats aux frontières.
Mais l'Empereur n'en a cure et tout le monde abandonne en Europe l'ex Reine à son sort. Seuls quelques illuminés vont tenter de la faire évader durant la conjuration des oeillets. Fuite qui va échouer.
Dès lors, il est préférable de se débarasser de cette Marie-Antoinette dont personne ne veut et qui risque de mourir de cette maladie qui la ronge avant qu'on ne puisse la juger pour tous ses crimes.
Je voue une adoration à Marie Antoinette. J'ai déjà beaucoup lu à son sujet mais ce roman m'a époustouflée car j'y ai appris des détails que ne je connaissais pas encore.
Chaque protagoniste tel Robespierre, Saint Just et tant d'autres sont décrits au plus profond de leur caractère.
La république est pourrie de tous côtés par les pots-de-vin. Le peuple a faim et beaucoup critiquent les hommes du pouvoir. Certains regrettent la royauté. Une République à la main d'assassins qui envoyaient à l'échafaud des femmes enceintes, de jeunes mères, des enfants de 16 ans.
Un roman qu'Alexandre Dumas aurait adoré sans conteste.
A peine le tome 1 terminé, je me suis précipitée sur le tome 2.
A lire absolument si vous aimez également cette période de l'histoire en France.
"Malgré le choc de son évasion ratée, la cruelle privation de ses enfants,l'obscure solitude du cachot, les douleurs au bas-ventre et les hémorragies qui l'épuisent, elle va répondre aux enquêteurs avec une clairvoyance et une mesure dans ses propos qui demeurent inattendues. Elle puisera sans doute au fond d'elle-même la force morale qui lui reste encore pour affronter une telle épreuve, sans jamais se renieré
















