01 octobre 2007
Te souviens tu quand tu venais me parler à travers les grilles de l'école ?
Te souviens-tu quand tu passais par hasard devant ma maison ?
Te souviens-tu de ce bel après-midi d'été, la chaleur, ton sourire et mon rire ?
Un jour, une voiture a décidé de nous séparer. Longtemps, trop longtemps, la mort a tenté de te séduire.
A ton réveil, tu as du réapprendre chaque geste, chaque mot.
La dernière fois que mon regard a croisé le tien, tu n'as manifesté aucun intérêt. Tu étais encore de l'autre côté. Un regard sans couleur.
Alors sans toi, j'ai couru vers des amours passions. De ceux qui brisent, qui s'appellent attente. De ceux qu'on ne souhaite jamais rencontrer. Des amours qui vous rendent dure tant ils vous ont écorchée.
Ce matin, après trente ans d'attente, elles ont enfin coulé sur mes joues, ces larmes que j'aurais du verser en imaginant ton corps disloqué.
Te souviens-tu de ce bel après midi : il faisait chaud. La poussière volait dans les champs et tu m'aimais déjà...
Ce jour-là tu m'as raccompagnée pour me protéger de cet avenir que tu voyais déjà si sombre. Cet avenir que je n'ai pu éviter car tu n'étais plus là pour me surveiller.
Te souviens-tu seulement de mon nom ?
27 septembre 2007
Le jour de ton premier cri, il n'y avait aucun papa pour te tendre les bras.
Juste une maman un peu désemparée.
Le bout de mes doigts se souviennent encore de ta peau quand on m' a offert ton petit corps.
Un jour tu découvriras, des pages noires de haine et de désespoir bien cachées au fond d'un tiroir rempli de souvenirs.
Tu es l'ancre qui m'a aggripée afin que je ne glisse pas dans le néant.
Au fond de ma rétine, brille encore cette main caressant un champ de blé.
Tu étais l'ancre et lui la vie.
Au fait ! j'ai croisé l'image de ton père, fugitivement sur une route de campagne.
Lorsque j'ai ouvert la porte de mon nouvel univers, il s'était déjà effacé de ma mémoire.
Un jour, quand les années auront poli ton visage, je sais que tu comprendras...
23 septembre 2007
Ces mots, toujours ces mots que tu jettes, que tu craches.
Assez de ton monologue, de tes divagations qui me donnent envie de fuir jusqu'à la nausée.
Petites, rondes; ovales. peu importe pourvu qu'elles t'apportent l'ivresse
Garde tes histoires non vécues au bout de tes lèvres. je ne les entends plus.
Des bouteilles vides, remplies, pourries jonchent le sol de ton débris de vie
Tes doigts dansent. Ton cerveau éclate d'alcool et mon coeur se fend en pleurs étouffés.
Parle-moi. Je t'aime





