28 février 2008
Les 76 jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie (tome2) de Paul Belaiche-Daninos
Marie Antoinette étant fort malade, les conjurés qui veulent la délivrer espèrent son transfert à l'hôpital hospice. Ces conjurés ont pour nom la bande des perruquiers car ils étaient tous fournisseurs de perruques lors de la royauté. Ils ont pour la plupart perdu leur travail puisque les perruques ne sont plus de mise durant la République. Royalistes dans l'âge, obéissant aux ordres du Baron de Batz, ils mettent leur vie en danger pour sauver la Reine.
Cette évasion échouera car Fouquier Tainville ne transférera pas la Reine. Il se méfie car il sait que si elle s'évade Robespierre le fera monter sur l'échafaud.
Il prépare activement le procés de Marie Antoinette. Procès truqué d'avance comme on le sait : faux témoins, jurés à sa solde, etc. Les deux avocats commis d'office pour la défense de la Reine seront arrêtés à l'issue du procès. Le soldat qui a osé donner un verre d'eau que Marie-Antoinette réclamait sera également mis aux arrêts. La haine de Fouquier Tainville était implacable.
Marie-Antoinette ne sera pas conspuée durant le procès par la populace. Si le jury n'avait pas été acheté, il est probable qu'elle aurait été sauvée de la guillotine.
Lors de son transfert de la conciergerie jusqu'à l'échafaud, c'est avec silence que la foule parisienne la regardera partir vers son destin. Rares sont les quolibets qui fuseront.
C'est la tête entre les jambes que son corps sera transporté vers le cimetière où rien n'est prêt. Son corps sera laissé sur l'herbe car rien n'est prévu et puis c'est l'heure de déjeuner. Après on se décidera à la jeter dans la fosse commune.
25 ans après, son corps sera exhumé et elle trouvera enfin le repos dans la basilique Saint Denis.
"Rien n'y fera : malgré toutes leurs vilenies, leur cruauté, leurs tourments, leurs brimades, leur torture, Marie-Antoinette restera inaccessible. Elle sera toujours la Reine de France. Impuissants à la vaincre, ils verront leur rage décupler. Tout sera fait pour la salir, pour lui faire baisser la tête et la faire plier. Peine perdue, ils auront alors recours à la grande infamie. Ils vont souiller en elle ce que chaque femme porte de plus sacré, l'image immaculée de la mère, mais là encore ils échoueront. En revanche, les stigmates de son combat sont bien visibles : la foule est stupéfaite de la découvrir si maire, si pâle et surtout si vieille"
Portrait grifonné par Louis David qui fut un régicide comme quoi les artistes....
Commentaires
Triste période pour la France..je n'aurais pas aimé vivre à cette époque et pauvre reine que les français n'aimaient pas..La nature humaine est pire que tout parfois même les loups sont plus doux..Bisous Anne.
MARIE ANTOINETTE
J'avais visité la conciergerie il y a quelques années, impressionnant. Bisous douce soirée
Bisous Béatrix.
Rêvelise, je compte la visiter à mon prochain voyage à Paris. Bises
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