13 janvier 2008
Les vivants et les ombres de Diane Meur
C'est pour acquérir la place d'intendant que Jozef Zemka entre pour la première fois dans le domaine ancestral. Il est l'héritier d'une petite fabrique de bonbons mais cette propriété appartenait autrefois à sa famille. Son oncle ayant eu des revers de fortune, les propriétaires sont autrichiens, la Pologne n'existant plus car engloutie par l'Empire Austro-Hongrois.
Pour récupérer ce qu'il considère comme son bien, il va séduire la fille des propriétaires Clara. Enceinte, scandale et le mariage est vite exécuté. Jozef est de retour sur ses terres. il y fera construire une nouvelle fabrique de bonbons.
Carla est vite délusionnée par son mari. De plus, elle ne donne naissance qu'à des filles mais heureusement le frère de Jozef lui a un fils. Jean sera donc l'héritier. Et pour consolider le tout, Maria sa cousine l'épousera. Ainsi en décide Jozef.
Clara délaissée par son mari, trouve l'amour dans les bras du percepteur de ses filles. C'est elle qui décidera de leur séparation en lui soufflant l'idée d'aller voir le monde. Lorsqu'elle sera certaine que le jeune homme ne reviendra pas, elle se suicidera.
Le plus grand scandale auquel Jozef devra faire face est celui cause par Wioletta, la plus belle de ses filles. Enceinte, ne voulant pas avouer qui est le père, elle va accoucher d'un fils tout de suite placé chez des parents nourriciers en Russie. Elle revient au domaine et ne le quittera plus jamais par ordre de Jozef. Le père de l'enfant n'est autre que son beau-frère mais Wioletta gardera le secret, aucun aveu.
Et la vie continue, et les générations se succèdent...
Roman qui se déroule de 1848 à 1914 et dont la conteuse est tout simplement la maison qui observe la vie de ses propriétaires. Elle plonge son âme dans celle de ses habitants. Demeure qui exprime ses colères, ses joies, ses tristesses et ses colères.
Cette belle demeure nous entraine dans la succession de plusieurs générations de polonais sous le joug autrichien.
Dès les premiers mots, j'ai été touchée. Les mots de Diane Meur sont emplis de poésie, de douceur, d'amour. Merveilleuse écrivain dont je compte dévorer ses autres livres.
Un livre attachant qu'on quitte à grand regret...
"J'aime la nuit, ses bruits et ses silences.J'aime ses odeursplus que celles du jour, qui ne font que suivre les hommes comme de braves toutous-les fumets de cuisine jappent aux basques des laquais qui montent l'escalier, l'eau de Cologne de Jozef frétille de la queue et renverse tout sur son passage, et quand une femme de chambre ouvre un bahut, lavande, poussière et renfermé sautent sur ses genoux, comme une porte de chiots réclamant leur gamelle"
Commentaires
Il figure dans mes projets de lecture, reste plus qu'à mettre la main dessus ! ;-)
Je note , je note :)
Anejelica note, il est très beau. Bises!
Florinette, oh je suis sûre que tu l'aimeras.
Je retiens le nom de cet auteur et je le note bien vite aussi..passe une bonne soirée Anne et repose toi bien. Bisous.
Grâce à l'article de Florinette je découvre que toi aussi tu as aimé ce magnifique roman .
Grâce à l'article de Florinette je découvre que toi aussi tu as aimé ce magnifique roman .
voila j'ai enfin retrouvé ton article(faute de temps) mais c'était un superbe livre,je suis en train de lire La vie de Mardochée de Low..c'est un pavé aussi..Comment ais-je pu passer à côté de cet auteur..
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