30 décembre 2007
L'Etoile des mers de Joseph O'Connor
1847. La famine sévit en Irlande aux mains des Anglais. Les paysans n'ont plus que le choix, soit de mourir ou d'embarquer sur un des nombreux bâteaux qui partent vers les USA.
L'un de ces navires porte le beau nom d'Etoile des mers. A l'entrepont, s'entassent des centaines d'êtres qui vivent dans une promiscuité terrible et sur le pont quelques riches. Ils sont séparés par une grille.
Un homme intrigue beaucoup, on le nomme le fantôme car il ne sort que la nuit, trainant son pied bot derrière lui. En fait ce dernier est un infâme personnage qui a été charge de tué Lord Incourt ancien maître de son domaine dans le Connemara...
Dernier livre terminé en cette fin d'année et que d'émotions ressenties. Imaginez un écrivain de notre temps qui nous raconte l'histoire terrible de ces milliers d'Irlandais fuyant la famine. Vous avez l'impression de plonger dans un roman du 19ième siècle, écrit par un auteur du 19ième siècle.
En 1847, la famine qui a sévit en Irlande a été terrible. L'auteur par ses mots, ses personnages m'a plongée dans une tristesse lors de cette lecture. Deux millions d'Irlandais sont morts durant cette terrible épreuve. Ils étaient pressurés par les Anglais qui leur louaient la terre et pour encore aggraver leur malheur s'est rajouté une maladie de la pomme-de-terre, seule nourriture des pauvres. Les Anglais n'ont rien fait pour les aider, à part créer des mouroirs d'indigents.
Chaque chapître se termine par une gravure de l'époque ainsi que des fragments de lettre ou écrits durant ces années.
Que dire de ce roman, qu'il est tout simplement magnifique...
"Il considérait simplement la lecture comme une activité bonnement inutile, un peu comme le quadrille, le tir à l'arc ou le jeu de croquet, un passe-temps ridiculebon pour les enfants de la haute société. Sa femme n'était pas d'accord et ne tint pas compte de l'avis de son mari.Lorsque ses fils eurent l'âge de marcher et de parler, elle entreprit de leur apprendre à lire"
"Ne rien dire revenait à affirmer haut et fort une seule chose : que la Famine n'avait pas eu lieu, que de toute façon ces gens ne comptaient pas. Ils n'étaient pas riches, pas cultivés.Ils n'étaient pas capables d'entretenir une conversation élégante, beaucoup d'entre eux ne parlaient même pas du tout.Ils étaient morts très tranquillement.Ils étaient morts obscurément"
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