27 septembre 2007
Paul Cornoyer
Le jour de ton premier cri, il n'y avait aucun papa pour te tendre les bras.
Juste une maman un peu désemparée.
Le bout de mes doigts se souviennent encore de ta peau quand on m' a offert ton petit corps.
Un jour tu découvriras, des pages noires de haine et de désespoir bien cachées au fond d'un tiroir rempli de souvenirs.
Tu es l'ancre qui m'a aggripée afin que je ne glisse pas dans le néant.
Au fond de ma rétine, brille encore cette main caressant un champ de blé.
Tu étais l'ancre et lui la vie.
Au fait ! j'ai croisé l'image de ton père, fugitivement sur une route de campagne.
Lorsque j'ai ouvert la porte de mon nouvel univers, il s'était déjà effacé de ma mémoire.
Un jour, quand les années auront poli ton visage, je sais que tu comprendras...










