les couleurs de la vie

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22 septembre 2007

William Merrit Chase

chase15g

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La gigue

Les Talons
Vont
D'un train d'enfer,
Sur le sable blond,
Les Talons
Vont
D'un train d'enfer
Implacablement
Et rythmiquement,
Avec une méthode d'enfer,
Les Talons
Vont.

Cependant le corps,
Sans nul désarroi,
Se tient tout droit,
Comme appréhendé au collet
Par les
Recors
La danseuse exhibe ses bas noirs
Sur des jambes dures
Comme du bois.

Mais le visage reste coi
Et l'oeil vert,
Comme les bois,
Ne trahit nul émoi.

Puis d'un coup sec
Comme du bois,
Le danseur, la danseuse
Retombent droits
D'un parfait accord,
Les bras le long
Du corps.
Et dans une attitude aussi sereine
Que si l'on portait
La santé
De la Reine.

Mais de nouveau
Les Talons
Vont
D'un train d'enfer
Sur le plancher clair.

Marie Krysinska

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nature12

Posté par ptitlapin à 06:08 - photos - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Krogh

krohg_s

Posté par ptitlapin à 06:06 - PEINTURE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Marie et femme de Zeruya Shalev

Oudi aime Naham depuis qu'elle a 12 ans. C'est lui qui lui a permis de continuer à vivre malgré de divorce de ses parents. Ils se sont mariés il y a quelques années et leur petite fille Nogi grandit. Un couple comme tous les autres en apparence car depuis 8 années déjà il s'effrite sous la culpabilité de Naham.

Oudi est souvent absent car il joue le guide dans la vallée du Jourdain. Naham travaille dans un centre de jeunes mères célibataires assistées jusqu'à l'accouchement afin de laisser leur bébé pour une adoption.

Oudi revient d'un de ses voyages et soudain il ne sait plus marcher. A l'hopital, on déclare que c'est un cas psychiatrique. Naham ne veux pas l'accepter. Non son mari n'est pas fou.

Peu après, Oudi perd la vue et à partir de là tout s'enchaine. A la maison, Oudi ne se lève plus, ne se lave plus, tout l'indiffère même sa fille. Et Naham ne cesse de se culpabiliser.

Elle décide de faire appel à la médecine orientale. Et Zahara entre dans leur vie pour en changer le cours.

Oudi quitte la maison et peu à peu Naham revient à la vie....

mari

Deuxième roman que je lis de cet auteur et je l'apprécie de plus en plus.

Ses mots sont percutants, blessants. Ses phrases vous heurtent, vous griffent pour vous rassurer deux pages plus loin.

Dans ce roman, elle nous démontre que dans un couple, si l'un des deux est malheureux, ce n'est pas à l'autre de tout prendre sur ses épaules et de s'enfoncer dans une culpabilité qui accentuera le malheur autant du mari que de la femme.

Il faut absolument que chacun se garde un coin de ciel rien qu'à lui, qu'il s'épanouisse dans une activité qu'il aime. Naham a oublié qu'elle adorait regarder les nuages. Oudi n'a pensé qu'à son bonheur et même Nogi sa fille le dérangeait. Parce qu'il voulait Naham pour lui seul.

La fin du roman est très belle car elle rime avec bonheur et sérénité. 

Posté par ptitlapin à 06:03 - livres - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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