09 mai 2008
Caillebotte
R Banks
08 mai 2008
Mange Prie Aime d'Elizabeht Gilbert
Elizabeth Gilbert a une vie comme tant d'autres en rêvent : un boulot qu'elle aime, un mari qu'elle aime également, une belle maison mais! Chaque soir, elle s'enferme dans la salle de bain pour y pleurer des heures. Elle se sent prisonnière d'une vie qu'elle ne désire plus comme telle. Un enfant! C'était dans les projets mais elle n'en veut plus.
Un soir, elle entend une voix du plus profond d'elle même et à partir de ce moment, tout va changer pour elle. Elle divorce mais cela ne se passe pas aussi bien qu'elle l'espérait. Malgré tout elle retrouve un nouvel amour mais cahin-caha, cet amour se passe assez mal. Elizabeth déprime et elle décide de disposer de sa vie comme elle l'entend.
Un voyage en Italie pour apprendre tout simplement l'italien par plaisir. Elle y rencontre des gens merveilleux jusqu'à son départ dans un Ashram en Inde. Peu à peu, elle va s'y reconstruire avec beaucoup de périodes de désespoir mais elle va apprendre à voir la vie autrement pour finalement se rendre à Bali où un vieux sorcier lui avait prédit qu'elle reviendrait.
Et c'est à Bali qu'elle va rencontrer le nouvel homme de sa vie...
Rassurez-vous je ne compte pas changer ma vie pour partir méditer dans un Ashram après cette lecture. Je ne vais pas me convertir à une quelconque religion orientale.
Ce qui m'a heurté à la lecture c'est que les émotions qui me submergent en ce moment, sont pareilles à celles qu'Elizabeth Gilbert a vécu. Ces émotions qui peuvent bousiller une belle journée ensoleillée.
Ce n'est pas le livre d'une mystique mais tout simplement d'une femme qui a appris à se reconstruire tout doucement et avec énormément de difficultés.
Pour ma part, ce fut un pur bonheur. Une porte à commencer à s'ouvrir ...
Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Les seigles et les blés tout humides encore,
Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit,
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
C'est tout.
Mais le songeur aime ce paysage
Dont la claire douceur a soudain caressé
Son rêve de bonheur adorable, et bercé
Le souvenir charmant de cette jeune fille,
Blanche apparition qui chante et qui scintille,
Dont rêve le poète et que l'homme chérit,
Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit
La Compagne qu'enfin il a trouvée, et l'âme
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.
Paul Verlaine














